16.03.2012
Le festival « À Films Ouverts » & le « Concours de Créativité contre le Racisme », en Wallonie et à Bruxelles
Le Festival « À Films Ouverts », organisés depuis 7 ans maintenant, a débuté en Wallonie et à Bruxelles. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il s’agit d’un festival contre le racisme. Parallèlement, le « Concours de Créativité contre le Racisme », pour l’interculturalité, mettra en avant les courts-métrages de nombreux groupes ou personnes qui se sont mobilisées.
« À Films Ouverts » présentera des longs métrages militants, caricaturaux, inattendus. Ces derniers ont tous quelque chose à dire sur notre rapport à l’autre. Dans ce cadre, une quarantaine de rendez-vous, de débats, d’animations… ont été fixés en Wallonie et à Bruxelles.
« Aujourd’hui, plus que jamais, aborder et illustrer les thèmes du racisme et de l’interculturalité reste un exercice difficile. Paradoxalement, à l’heure où la mondialisation s’impose, les problèmes liés à ces sujets sont de plus en plus nombreux et complexes. » Le festival « À films ouverts » a pour objectif d’aller contre les clichés et les stéréotypes véhiculés par le cinéma grand public dans lequel le thème du racisme est illustré.
L’événement est une invitation le public à l’échange et à la rencontre, une démarche mobilisatrice pour dénoncer les discriminations et interroger les préjugés. Les films présentés dont les thèmes abordés sont entre autre les sans-papiers, le racisme vécu au quotidien, les relations et les échanges interculturels, se vivent plus dans la salle que sur l’écran. Des moments de discussion sont d’ailleurs organisés après les projections afin « d’encourager la multiculturalité, source d’enrichissement mutuel ».
Le « Concours de Créativité contre le Racisme », dont les présélections seront projetées lors d’une dizaine de séances « vote du public » à Bruxelles et en Wallonie », présentent des œuvres de créateurs amateurs, réalisateurs de tous âges et de toutes nationalités. On y retrouve la thématique de l’Autre, de la diversité culturelle,… Les candidats proposent à travers leurs œuvres, une réflexion sur la nécessité de lutter contre les préjugés et les clichés, et de valoriser les différences culturelles et individuelles. Le concours est non seulement l’occasion de rencontres avec de jeunes créateurs amateurs, mais également l’opportunité de s’exprimer, de débattre.
Un prix du Jury sera décerné, mais également du prix du public suite aux séances « Votre du public ». Le jury, présidé par Olivier Masset-Depasse, réalisateur de « Illégal », est composé de professionnels issus de divers secteurs culturels et sociaux.
La remise des prix aura lieu le dimanche 25 mars, lors de la séance de clôture du festival, au Centre Culturel Jacques Franck, à Bruxelles.
Renseignements et programmation :
19:17 Publié dans - Evénément culturel de la semaine, Cinéma, ° Brabant wallon, ° Hainaut, ° Liège, ° Luxembourg, ° Namur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2012
Crazy Circus - Ecole de Cirque
L’association « Crazy Circus » propose de faire découvrir aux enfants âgés de 2 ans et demi à 12 ans le milieu du cirque par l’apprentissage de diverses techniques du cirque telles que la jonglerie (diabolo, balle, foulard,…), que l’équilibre (boule, câble de funambule, échasse,…), que l’acrobaties (acrobaties au sol, portés acrobatiques, trampoline,…), que l’expression corporelle (mime, jeux théâtraux,…) ainsi que bien d’autres techniques. Des stages et des cours de crique sont ainsi organisés par l’asbl avec à la clé un spectacle que les enfants ont préparé.
Les stages de Crazy Circus sont organisés à l’Institut Saint-Joseph de Le Roeulx et à l’école du Sacré-Cœur d’Ecaussinnes pendant les vacances scolaires, de Toussaint, Noël, Carnaval, Pâques, et pendant tout l’été, du lundi au vendredi de 9h à 16h avec une garderie gratuite de 8h à 18h.
Les stages de Crazy Circus sont reconnus par l’ONE et sont donc déductibles entièrement des impôts à hauteur de 11,20 €/jour ainsi que remboursés par la mutuelle (attestation en fin de stage).
Des réductions sont prévues pour les familles nombreuses.
Des cours sont également organisés pendant l’année scolaire, actuellement à
Casteau, Ecaussinnes, Soignies, Le Roeulx, Neufvilles.
L’asbl Crazy Circus propose diverses animations : anniversaire (à domicile/en salle), Journée Cirque (pour initier les enfants aux arts du cirque dans les écoles, insitutions…), événement (spectacles ou prestations diverses dans les arts du cirque).
Retrouvez toutes les informations relatives aux cours et aux stages.
Stages
BabyCircus (de 2 ans et demi à 4 ans)
C’est l’éveil aux sensations, à la découverte du corps, à la maîtrise des mouvements, par la mise en place de parcours ludiques avec du matériel de cirque. Une sieste est prévue l’après-midi avec la reprise des activités.
Les petits bouts du Cirque (de 4 ans à 6 ans)
L’enfant découvre le cirque en général par l’apprentissage de la jonglerie, de l’équilibre, des acrobaties, du trapèze,… et un mélange de petits jeux sur le thème du cirque.
Atelier Circassien (de 6 ans à 8 ans)
Les différentes techniques du cirque sont apprises, de la jonglerie en passant par l’équilibre, l’acrobatie et le trapèze.
Les techniciens du cirque (de 9 ans à 12 ans)
Apprentissage et perfectionnement des techniques du cirque en général. L’enfant pourra choisir d’approfondir une ou plusieurs techniques.
Renseignements
0473/70.39.64
www.crazycircus.be
contact@crazycircus.be
20:50 Publié dans Arts de la scène, ° Hainaut | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2012
Georges VERCHEVAL - Photographe
La création du Musée de la Photographie à Charleroi n’aura pas été sans éclipser l’œuvre de Georges Vercheval, à défaut d’y mettre un terme. L’implication constante du photographe et de son épouse en ce qui apparaît aujourd’hui encore comme un pari insensé aura pesé lourd dans l’interruption d’une œuvre amorcée fin des années cinquante, avec pour conséquence l’incompatibilité qu’il lui semblait y avoir d’être à la fois juge et partie, même si ailleurs tous n’eurent pas semblable souci éthique.
Je ne connaissais que des fragments de sa démarche photographique, impressions furtives d’une mosaïque dont les tesselles apparaissaient comme trop distantes que pour pouvoir former un ensemble et autoriser une «rétrospective», ce terme que nous avons tenu lui et moi à éviter.
Ces séries éparses, ces opus, se révélèrent pourtant très vite comme obéissant à une logique, une cohérence qui les rassemblaient, déroulant entre elles un fil qu’il conviendrait de suivre, la lecture chronologique s’avérant ici autant illusoire qu’inutile.
Sans doute Georges Vercheval a-t-il pu encore bénéficier d’une formation classique et vivre cette époque, pas si éloignée, où la photographie ne connaissait pas la vogue et l’abondance qui est la sienne aujourd’hui que pour pouvoir se permettre d’échapper aux genres, aux auto-définitions qui convient à l’uniformité, cette époque où l’on pouvait chercher sans craindre de s’égarer parce que la route est plus belle que l’étape, sans souci de produire à tout prix.
Car Georges Vercheval n’attend pas le sujet : il marche à sa rencontre, il l’entoure et le cadre, se prépare à le prendre, comptant sur la lumière qui moule la forme et la détache. L’instant décisif ne l’est jamais vraiment : rien de l’instantané en ces photographies, mais une application géométrisante, presque métrique, à prélever cette part choisie du paysage, à la traduire en des épreuves impeccables qui sont la politesse des photographes tirant eux-mêmes, ponctualité et ponctuation étant ici synonymes. Une photographie méditative, une photographie de la durée, qui énonce le passage du temps. Etrange dichotomie d’un homme que j’ai toujours connu nerveux et trépidant, et de ces photographies apaisées et sereines qui sont l’autre face d’une personnalité où le calme le dispute à l’urgence.
Peu de gens en ces photographies où tout est pourtant présence, tant s’y dévoile la scène d’une activité humaine, le lieu d’un paysage en mutation : horizon industriel, habitat modeste comme contraint au volume, champs labourés ou pierres taillées, il n’est en ces photographies de nature vierge où l’homme ne serait venu pour y laisser, si légère soit-elle, son empreinte. En cela réside la part sociale des photographies de Georges Vercheval, hors d’une photographie strictement illustrative. Un paysage élu pour sa beauté, son équilibre et sa forme, autant que pour pouvoir, un jour, supporter l’épreuve documentaire.
Je ne sais si Georges Vercheval s’est posé la question à l’instant de la prise de vue. La technique, lorsqu’elle est maîtrisée, lorsqu’elle n’est pas une manie, favorise l’instinct. Il est bien un temps pour chaque chose. Voici venu, pour nous plus que pour lui, celui de reprendre ses chemins, de retrouver l’ordre des choses.
Extrait de la préface de l’ouvrage Georges Vercheval, L’ordre des choses. Photographies 1958-1988 accompagnant l’exposition."
Xavier Canonne, Directeur du Musée de la Photographie, Charleroi
20:40 Publié dans - Evénément culturel de la semaine, Photographie, ° Hainaut | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note