21.03.2012
« Hide et Seek » de Beata Szparagowska à la Galerie Short Cuts, à Namur
Lieux-Communs, présente jusqu’au 5 mai prochain, l’exposition de photographie « Hide et Seek » de Beata Szparagowska, dans le nouvel espace d’exposition créé au sein du cinéma Caméo 2 à Namur, la galerie Short Cuts.
Le travail de cette polonaise vivant en Belgique depuis plusieurs années, imprégné de poésie, questionne la mémoire, l’exil, l’identité, les racines, les détails évanescents et fugaces du quotidien. Beata Szparagowska est en constante recherche de « Nouvelles ouvertures entre la photographie documentaire et la photographie plasticienne, un engagement possible en dehors du reportage traditionnel ». Il est présenté à Namur après avoir été exposé à Flagey.
La photographe vient de publier en 2012 le livre « Hide & Seek » paru aux éditions Le Caillou Bleu, en lien avec une résidence de deux ans à L’L, lieu dédié à la jeune création.
« D’abord, il y a ce lieu : un espace théâtral. Et une envie de raconter ce qui s’y passe : la recherche, cette matière éphémère et instable. Ensuite, d’autres lieux apparaissent, et d’autres moments aussi. Des creux dans la fiction scénique… Certaines rencontres ponctuelles évoluent vers une complicité plus durable et plus voyageuse. Et d’autres possibilités de jeux se mettent en place » explique Beata Szparagowska.
Pauline Guigou-Desmet confie : « Durant deux ans, Beata Szparagowska a suivi les artistes résidents de L’L, et photographié leur quotidien. Cette exposition est son carnet de route, au fil des déplacements, des répétitions et des amitiés.
Beata se promène dans la nature comme sur les lieux de travail, en dilettante inspirée. Ici et là, elle saisit les occasions, les anecdotes. Elle ne semble pas tant s’intéresser au processus artistique qu’à ce qui l’entoure ; aux à-côtés, aux instants de vie, au « backstage ». Elle prend les artistes sur le vif: pause clope, rêverie à la fenêtre, errance sur le plateau…
Mais elle s’amuse aussi à mettre en scène l’absence, en voilant plusieurs de ses portraits. Cagoules, lainages et autres matières lui servent à camoufler ses modèles. Pied-de-nez ? Pudeur ? Métaphore ? Un jeu de cache-cache déjà annoncé par le titre même de l’exposition, « Hide & Seek » (cacher et chercher). Mystère de l’art, quête indéfinie de l’artiste, impossibilité de capturer le vivant ?
Pénétré par ces questions, on circule entre les photographies à la recherche d’un sens. Sans succès. On se raccroche à des associations de couleurs et d’atmosphère. Sans satisfaction. Vaincu, on se laisse alors charmer par une poésie légère, spontanée. Car Beata Szparagowska est une photographe de la sensation: le toucher d’un mur, l’inspiration d’une bouffée d’air froid ou l’illumination d’un visage par un rayon de soleil… Un petit goût d’éphémère… »
Beata Szparagowska est née en Pologne en 1978 et vit actuellement en Belgique. Après un Master en philologie et littérature polonaise, les mots lui semblent parfois insuffisants pour refléter les réalités. Elle veut alors les compléter par des photographies et s’inscrit à l’Ecole supérieure des Arts de l’Image, le « 75 » à Woluwé-Saint-Lambert, dont elle est diplômée.
Depuis, Beata Szparagowska a obtenu le prix « Emerging Talents from Belgian Schools of photography » en 2009, le prix SFR Jeunes Talents à Arles en 2010, le prix Arts Libre en 2011 et la Bourse de la Fondation SmartBE en 2011 également.
Renseignements :
Galerie Short Cuts
Rue des Carmes, 49
5000 NAMUR
Ouverture le lundi, mardi et jeudi de 15h30 à 21h30,
le mercredi, samedi, dimanche de 13h30 à 21h30,
le vendredi de 11h30 à 21h30.
Entrée Libre.
Lieux-Communs
http://www.galerieshortcuts.com/
0476/95.83.76
Caméo2
081/22.26.19
14:41 Publié dans Photographie, ° Namur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.03.2012
Le festival « À Films Ouverts » & le « Concours de Créativité contre le Racisme », en Wallonie et à Bruxelles
Le Festival « À Films Ouverts », organisés depuis 7 ans maintenant, a débuté en Wallonie et à Bruxelles. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il s’agit d’un festival contre le racisme. Parallèlement, le « Concours de Créativité contre le Racisme », pour l’interculturalité, mettra en avant les courts-métrages de nombreux groupes ou personnes qui se sont mobilisées.
« À Films Ouverts » présentera des longs métrages militants, caricaturaux, inattendus. Ces derniers ont tous quelque chose à dire sur notre rapport à l’autre. Dans ce cadre, une quarantaine de rendez-vous, de débats, d’animations… ont été fixés en Wallonie et à Bruxelles.
« Aujourd’hui, plus que jamais, aborder et illustrer les thèmes du racisme et de l’interculturalité reste un exercice difficile. Paradoxalement, à l’heure où la mondialisation s’impose, les problèmes liés à ces sujets sont de plus en plus nombreux et complexes. » Le festival « À films ouverts » a pour objectif d’aller contre les clichés et les stéréotypes véhiculés par le cinéma grand public dans lequel le thème du racisme est illustré.
L’événement est une invitation le public à l’échange et à la rencontre, une démarche mobilisatrice pour dénoncer les discriminations et interroger les préjugés. Les films présentés dont les thèmes abordés sont entre autre les sans-papiers, le racisme vécu au quotidien, les relations et les échanges interculturels, se vivent plus dans la salle que sur l’écran. Des moments de discussion sont d’ailleurs organisés après les projections afin « d’encourager la multiculturalité, source d’enrichissement mutuel ».
Le « Concours de Créativité contre le Racisme », dont les présélections seront projetées lors d’une dizaine de séances « vote du public » à Bruxelles et en Wallonie », présentent des œuvres de créateurs amateurs, réalisateurs de tous âges et de toutes nationalités. On y retrouve la thématique de l’Autre, de la diversité culturelle,… Les candidats proposent à travers leurs œuvres, une réflexion sur la nécessité de lutter contre les préjugés et les clichés, et de valoriser les différences culturelles et individuelles. Le concours est non seulement l’occasion de rencontres avec de jeunes créateurs amateurs, mais également l’opportunité de s’exprimer, de débattre.
Un prix du Jury sera décerné, mais également du prix du public suite aux séances « Votre du public ». Le jury, présidé par Olivier Masset-Depasse, réalisateur de « Illégal », est composé de professionnels issus de divers secteurs culturels et sociaux.
La remise des prix aura lieu le dimanche 25 mars, lors de la séance de clôture du festival, au Centre Culturel Jacques Franck, à Bruxelles.
Renseignements et programmation :
19:17 Publié dans - Evénément culturel de la semaine, Cinéma, ° Brabant wallon, ° Hainaut, ° Liège, ° Luxembourg, ° Namur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.03.2012
Exposition "EKKO" dans le cadre de la Présidence danoise de l'UE, à Namur
"Ekko" est une installation contextuelle née du partenariat de Lieux-Communs et de l’Institut Culturel Danois/Benelux.à l’occasion de la présidence danoise de l’UE.
Cette installation révèle le travail de deux artistes plasticiennes danoises, Ida F. Ferdinand et Ane Vester, qui ont toutes deux des liens avec la Belgique.
Ces deux artistes créent des installations qui dialoguent à la fois entre elles et avec l’environnement citadin. Le verre est notamment utilisé comme une toile transparente sur laquelle sont appliqués directement des ensembles de couleurs perçus différemment à la lumière du jour et dans l'obscurité par rétro éclairage. Il s'agit d'instaurer un dialogue direct avec le paysage urbain en imitant certaines des couleurs présentes dans cet environnement ; par exemple un panneau indicateur jaune moutarde, le logo strié bleu et vert d'une enseigne de magasin, une façade de maison de couleur marron. "Ekko" tente aussi d'effacer les frontières entre extérieur et intérieur,
entre l’ art et l’espace urbain, pour inviter l'œil du passant à remarquer et (re)découvrir
la dimension esthétique de sa ville.
L’installation investit l’aile droite de la façade de la gare de Namur et deux baies du pignon. Cette installation sera visible jour et nuit.
Ida F. Ferdinand habite à Bruxelles depuis 3 ans. Ses œuvres ont été exposées aussi bien dans de nombreux lieux culturels au Danemark que dans des musées à l’étranger.
Elle excelle dans l’art non-figuratif qu’elle explore à travers la peinture, la photographie et des projets contextuels. L’effet généré par l’interaction des couleurs est le point d’orgue de sa pratique artistique.
Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques.
Ane Vester a étudié au Royal College of Art de Londres et s’est fait une place au sein de la scène artistique belge depuis 1992, année où elle a emménagé à Bruxelles.
Le travail d’Ane Vester se concentre sur l’empreinte que les couleurs laissent dans nos mémoires : « Fondamentalement mon travail est une enquête dans le champ du souvenir des couleurs. Je suis fascinée par le fait que l’expérience visuelle d’une certaine couleur peut établir un lien clair avec un temps et un lieu différents et en même temps nous accrocher au présent, nous faire observer notre environnement avec un regard nouveau. Si pour d’autres ce processus d’abstraction passe par un parfum, par le goût ou par une autre sensation, chez moi c’est la couleur qui est le déclencheur le plus fort » Ane Vester
Lieux-Communs
Vitrine artistique
Place de la Station, 1 (Namur)
18:31 Publié dans Arts plastiques, ° Namur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note